Le Comité Départemental du Tourisme Destination Gers dévoile son bilan économique 2025 et ses chiffres clés. Entre records de fréquentation, évolutions des modes d’hébergement, nouvelles habitudes des visiteurs et impacts croissants du changement climatique, l’année écoulée révèle un secteur touristique en pleine mutation.
L’Observatoire Économique du CDT Destination Gers présente ses dernières données pour l’année 2025. Parmi les enseignements majeurs, le climat s’impose comme un facteur incontournable. Pour la première fois, l’observatoire intègre de nouveaux indicateurs liés aux fortes chaleurs, comme le nombre de jours dépassant 35 °C et 40 °C ou encore les nuits tropicales. Avec une vigilance orange canicule dès juin et une vigilance rouge en août, 2025 confirme la nécessité pour la destination de s’adapter. Les lieux de baignade apparaissent également comme des équipements essentiels face à ces épisodes de chaleur. Près de 200 000 entrées ont été enregistrées en 2025, soit l’équivalent d’une entrée par Gersois. Ces espaces de fraîcheur deviennent des points d’attractivité majeurs pour les habitants comme pour les visiteurs.
Le patrimoine gersois poursuit quant à lui sa dynamique, porté notamment par l’image de d’Artagnan. À Lavardens, l’exposition « D’Artagnan, Héros Gascon » a attiré 32 000 visiteurs, soit une progression de 40 %. À Lupiac, le musée d’Artagnan franchit un nouveau cap avec 12 700 entrées (+34 %). Une tendance appelée à se poursuivre avec la programmation « D’Artagnan Cadet de Gascogne » en 2026. Autre évolution notable : pour la première fois, les meublés et gîtes dépassent l’hôtellerie de plein air en nombre de lits disponibles. Un changement qui illustre l’évolution des modes de séjour et des attentes des voyageurs. Enfin, les clientèles étrangères confirment leur intérêt pour le Gers. Les Britanniques restent en tête, notamment grâce aux résidences secondaires, tandis que les Néerlandais progressent fortement dans l’hôtellerie de plein air (+50 %) et que les Espagnols poursuivent leur progression.
Rédaction