Gers : 5000 repas d'avance et un objectif à 40 tonnes pour la collecte de la Banque alimentaire

06 novembre 2026 - 12:48

La Banque alimentaire organise ce week-end sa collecte d'automne dans plusieurs centaines de magasins à travers la France. Deux ou trois jours au cours desquels l'association espère, à l'échelle du Gers, récolter une quarantaine de tonnes de denrées alimentaires. Une tâche de plus en plus précieuse, mais aussi complexe.

Toujours plus de demandeurs et donc mécaniquement moins de donneurs potentiels. Le casse-tête de la Banque alimentaire ne sera pas résolu ce week-end mais l'association espère tout de même que la générosité reste une valeur cardinale. Très « bon élève » dans l'exercice, le Gers verra encore plus de cinq-cents bénévoles habiller d'orange une quarantaine de magasins du département.

5000 repas offerts par la coopérative Val de Gascogne

La collecte avait commencé avec un petit avantage dans le Gers avec ce don de la coopérative agricole Val de Gascogne. L'équivalent de cinq-mille repas qui tombent dans l'escarcelle de la Banque alimentaire locale, un soutien « très important pour les Gersois les plus démunis » se réjouit le président de l'association Laurent Talbot. Déjà donateur par le passé, dans des proportions plus importantes, Val de Gascogne tenait à maintenir le geste dans un contexte particulièrement difficile, aussi, pour ses exploitants. « On attend la pluie depuis cinq mois quasiment, les collectes en maïs et en tournesol ont été catastrophiques cette année » témoigne Jean-Louis Valadié, le directeur général de la coopérative, qui a donc fait le choix de ne pas laisser la collecte de la Banque alimentaire faire front seule.

Une initiative solidaire face aux difficultés quotidiennes que rencontrent aussi les membres de la coopérative, heurtés de plein fouet par la hausse du coût de la vie. Une initiative locale aussi, pour l'organisation régionale basée dans le Gers, qui défend sa capacité à « maintenir la valeur ajoutée sur le territoire ». Des produits cultivés et transformés dans le département, et donc distribués auprès des plus démunis sur le même espace de vie. Un coup d'avance pour la collecte, dont Laurent Talbot espère qu'elle ramènera une quarantaine de tonnes de denrées dans les stocks, une nécessité pour le fonctionnement quotidien du système. « On est obligé d'en acheter parce que la ramasse se fait moins dans les magasins. Pour les produits à date courte ils ont maintenant tendance à les solder ».

C.P : préfecture du Gers

V.M

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