Les images de leur sacre ont ému et fait vibrer des millions de téléspectateurs derrière leur téléviseur. Les Gersois, Jean-Claude, 75 ans et son petit-fils Axel 22 ans, ont remporté samedi dernier la 19e édition du célèbre jeu d'aventure Pékin Express, diffusé sur M6. Au terme d'une finale éprouvante et riche en rebondissements, le duo est arrivé en premier sur la ligne d'arrivée. Une victoire qui marque les annales du jeu avec deux records à la clé pour le duo : celui du vainqueur le plus âgé (avec Jean-Claude, 75 ans) et le plus petit gain remporté dans l'histoire de l'émission (0€). Encore la tête dans les étoiles, Axel revient sur cette aventure qu'il n'est pas prêt d'oublier de si tôt.
Axel, comment vous avez vécu samedi cette finale riche en rebondissements ?
"C'est un rêve qui s'est réalisé. J'ai encore du mal à y croire aujourd'hui. Et pourtant on l'a vécu déjà il y a quelques mois. Sur le moment, c'était tellement fort émotionnellement. J'ai même du mal à m'en rappeler précisément. J'étais dans un état second sur ce sprint final. Et là, le revivre avec toute la famille et mes proches samedi soir c'était magique. On avait gardé le secret auprès de nos proches jusqu'à samedi soir. Même auprès de mes parents, ma copine, mon frère, ou encore ma mamie, personne ne savait le résultat. On l'a découvert tous ensemble samedi. C'était juste magique. Toutes les conditions étaient réunies pour que cette soirée soit inoubliable. C'est un moment que je ne suis pas prêt d'oublier."
Quelle a été la réaction de vos proches samedi à l'issue du résultat ?
"On était tous réunis samedi au Château de Mons à Caussens. Entre mes amis, la famille, on était près de 80 personnes. Et quand on a gagné, c'était digne d'une ambiance de finale de Coupe du Monde. Il y a eu beaucoup de pleurs, et beaucoup de poussière dans la salle (rires). Bon heureusement, c'était des larmes de joie. Même moi, malgré le fait que je connaissais le résultat, j'ai versé quelques larmes. J'ai vraiment pris conscience samedi que j'avais réalisé mon rêve grâce à mon papy qui m'a toujours suivi et qui a tout donné pour moi."
Cela n’a pas été trop dur de conserver ce secret depuis plusieurs mois ?
Quelle a été la clé de la victoire ?
"De mon côté, c'est l'aspect mental. Cette finale c'était un vrai combat mental. Avant d'entamer le sprint final, j'étais dans un état de concentration maximale. Je n'avais d'ailleurs jamais été dans un tel état de concentration dans toute ma vie. Je savais que dans les heures qui arrivaient j'allais vivre cette finale et peut-être gagner. Donc je me suis vraiment mis dans ma bulle. L'état de concentration dans lequel on était avant d'entamer la course se rapproche je pense de ce que peuvent connaître les sportifs de haut-niveau avant de jouer un gros match."
Et physiquement ? On a senti ton papy à bout de force sur les derniers mètres...
"Les derniers kilomètres où l'on doit courir pour rejoindre le lieu d'arrivée sont compliqués surtout pour papy. J'ai essayé de faire attention à lui, en lui disant qu'on pouvait marcher s'il était trop fatigué. J'essayais d'être lucide malgré tout même si c'était difficile. Après quand j'ai vu que la bâche sur le lieu d’arrivée qui n’était pas encore cassé, mon cerveau s'est déconnecté. Je ne sais pas comment papy a fait pour me suivre."
Justement en parlant de ton papy, il a impressionné par ses performances tout au long de l'aventure, on le voit aller au bout de lui-même sur plusieurs épreuves, il t'a encore impressionné ?
"Oui je pense qu'il a encore réussi à impressionner les téléspectateurs. Il a même encore réussi à me bluffer. D'étape en étape, il a réussi à me surprendre encore un peu plus chaque jour. Sur toute l'aventure, il a été incroyable. J'ai un papy extraordinaire, c'est un super papy, il est trop fort, j'ai même plus de mots pour le décrire."
Comment tu résumerais cette saison All Stars de Pékin Express ?
"Cette saison était beaucoup plus stressante que notre première participation. La complexité est qu'il y avait que des binômes qui avaient déjà fait l'aventure, donc le niveau était beaucoup plus élevé que sur notre saison. On était tous capables de gagner, on connaissait les techniques, tandis que la première fois on découvrait le jeu. On était sans doute plus naïfs, plus gentils. Là, même si l'ambiance entre les binômes était exceptionnelle, on s'entend tous bien, mais il y avait ce petit truc en plus. On avait face à nous de vrais compétiteurs. Et tout le monde avait un seul objectif : c’était d’arriver au bout."
Le fait de ne pas avoir réussi à conserver votre cagnotte lors de la finale et d’être devenu le 1er binôme de l’aventure à gagner Pékin Express sans la moindre récompense financière, vous ne nourrissez pas trop de regrets ?
Tu es étudiant en 2e année en école de journalisme sur Toulouse, comment s'est passé ton retour dans ton école après ta victoire ?
"De nombreux collègues de mon école ont fait le déplacement samedi dans le Gers pour suivre la finale à mes côtés. Et là lundi quand je suis arrivé à l'école j'ai eu les félicitations de mon directeur. Je tiens encore à la remercier, car il m'a laissé partir et la possibilité de participer à cette aventure. Il aurait très bien pu me dire non et dans ce cas je n’aurais jamais gagné."
Je crois savoir que ton téléphone est en surchauffe après avoir reçu plusieurs centaines de messages sur les réseaux sociaux ?
"Je reçois encore aujourd'hui énormément de messages sur mes réseaux sociaux. J'essaye de répondre à tout le monde, mais j'avoue que ce n’est pas évident. J'ai eu le droit aussi à un tweet de félicitation du TFC ça m'a fait énormément plaisir, car c'est mon club de cœur. On me voit d'ailleurs avec l'écharpe du club accroché à mon sac durant l'aventure, comme porte-bonheur. Tous ces messages reçus font chaud au coeur, je tiens à remercier tout le monde pour le soutien.
CP : Patrick Robert (M6)
Des propos recueillis par Enzo Rousseau