Le président de la Chambre d'agriculture des Hautes-Pyrénées, Christian Fourcade, dénonce dans un communiqué la gestion actuelle de la dermatose nodulaire contagieuse par l'Etat alors qu'un cas a été détecté dans le département.
Une centaine d'agriculteurs se sont réunis ce vendredi aux abords de l'exploitation touchée par la dermatose nodulaire contagieuse à Luby-Betmont, dans les Hautes-Pyrénées, où l'opération d'abattage de vingt vaches a été menée. C'était l'action urgente à réaliser selon le président de la Chambre d'agriculture, Christian Fourcade, pour engager ensuite la vaccination du reste du cheptel de l'éleveur.
Trois niveaux de zones réglementées ont été instaurées par le ministère de l'Agriculture, dans un arrêté publié ce jour, après la détection de ce cas dans les Hautes-Pyrénées mais aussi d'un autre foyer en Ariège cette semaine. Le dispositif de lutte est étendu avec la vaccination obligatoire de tous les bovins, prise en charge intégralement par l'Etat. Christian Fourcade, déclare dans un communiqué être toujours « dans l'attente d'explications suite aux cas dans les Pyrénées-Orientales, puis un cas dans l’Ariège et aujourd’hui sur notre département, avec des foyers distants de plus d’une centaine de kilomètres alors que nous sommes dans une période de faible activité vectorielle. »
Le président de la Chambre d'agriculture appelle aussi à la vigilance sur les regroupements aux abords des exploitations. Cet appel que lançait déjà ce jeudi le préfet des Hautes-Pyrénées, Jean Salomon, « tant que nous avons les moyens dans nos mains. Ces moyens c'est limiter les flux, les humains comme les animaux. On est tous des vecteurs potentiels de la maladie ». Le préfet ajoutait que la présence de beaucoup de gens aux abords des exploitations, « même si peut-être elle est animée d'une forme de bienveillance, ne contribue pas à la sanité d'une opération qui est complexe ».
La Chambre d'agriculture a réuni ce vendredi l'ensemble des syndicats agricoles du département pour formuler des propositions sur la gestion de la crise sanitaire liée à la DNC qui vont être soumises à la ministre de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, Annie Genevard. « A ce stade et compte tenu de l’évolution de la maladie, nous ne pouvons que constater l’inefficacité des mesures actuelles pour stopper la progression de celle-ci. », ajoute le président de la Chambre d'agriculture.
Un protocole expérimental proposé par la Confédération paysanne
En marge d'une conférence de presse qui se tenait ce jeudi matin, des éleveurs de la Confédération paysanne se sont mobilisés devant la préfecture des Hautes-Pyrénées pour dénoncer la stratégie d'abattage systématique des troupeaux lorsqu'un cas est déclaré. Le syndicat, représenté par Samuel Marguet, réclame une démarche différente.
N.B