« Une enveloppe ridicule » : plusieurs représentants agricoles gersois claquent la porte d'une réunion de crise en Préfecture sur la DNC

23 décembre 2025 - 20:03

Réunis en préfecture ce mardi pour évoquer la crise de la DNC et la répartition des aides à la filière bovine, plusieurs représentants agricoles gersois ont quitté la table moins d'une heure après le début de la réunion, dénonçant une enveloppe financière jugée insuffisante. En pleine période des fêtes, la colère du monde agricole reste vive.

Alors que la colère agricole continue de s’exprimer dans le Gers, de nombreux acteurs étaient conviés ce mardi après-midi en Préfecture à Auch pour une réunion de crise autour de la situation de la DNC et pour évoquer la répartition de l’enveloppe de soutien allouée à la filière bovine par le gouvernement. Une réunion qui est loin d’avoir apaisé les tensions. Dans un communiqué de presse, le président de la Chambre d’agriculture du Gers, Lionel Candelon-Bonnemaison, monte au créneau : « Cette enveloppe est non seulement misérable, mais ridicule au vu de la conjoncture actuelle. »

Une réunion écourtée

Plusieurs participants à la réunion — le GDS, représenté par Damien Latapie, la Chambre d’agriculture, représentée par son président Lionel Candelon, ainsi que le syndicat de la Coordination rurale, représenté par Jérôme Courrèges — ont décidé d’abréger la réunion, déçus par les annonces des services de l’État.

« Hors de question de participer à un dispositif qui consisterait à choisir entre tel ou tel éleveur pour quelques miettes censées éteindre la colère agricole sur le terrain. Une fois de plus, nous avons constaté que l’État et le gouvernement sont totalement à côté de la plaque. Il est malheureux de voir qu’au bout de quinze jours de mobilisation, ils n’ont toujours rien compris à la situation et à la détresse des éleveurs. À peine 500 000 € pour l’enveloppe gersoise, alors que le département compte 67 000 bovins, soit un peu plus de 1 100 éleveurs. Nous avons décidé de ne prioriser personne, car tous les éleveurs sont impactés par la situation actuelle, que ce soit sur les marchés à l’export pour les broutards ou sur les marchés locaux, avec l’expédition des bovins vers les abattoirs devenue très compliquée depuis la mise en place des zones réglementées.Au final, cette enveloppe pour notre département ne représenterait que quelques euros par bovin, ce qui est totalement lunaire au regard des pertes financières subies par nos éleveurs. La Chambre d’agriculture du Gers ne participera pas à la cogestion avec l’État. Si le gouvernement n’a rien compris à Paris, nous l’expliquerons localement à l’État. Tant que l’État n’aura pas compris ce qu’il se passe localement, il n’y aura pas de trêve." déclare Lionel Candelon Bonnemaison, le président de la chambre d'agriculture du Gers, dans un communiqué de presse transmis à notre rédaction ce mardi soir.

E.R

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