Ils seront une trentaine de domaines et châteaux à ouvrir leurs portes ce week-end, c'est dans le cadre des portes ouvertes du vignoble de Madiran et Pacherenc du Vic-Bilh, à cheval entre les départements du Gers, des Hautes-Pyrénées et des Pyrénées-Atlantiques. L'occasion de mettre à l'honneur non seulement la production mais aussi le territoire, insiste Bastien Lannusse, du château du Pouey à Viella et vice-président du syndicat de défense des Vins de Madiran. Entretien.
L'événement est organisé chaque année, en quoi permet-il de susciter l'envie de découvrir ce vignoble encore aujourd'hui ?
Le concept ça fait déjà plus de 20 ans qu'il existe. On a estimé à peu près à 15 000 personnes la fréquentation sur le week-end on peut dire que c'est un événement qui a un fort succès. Un événement qui est vraiment fait pour tous, de l'amateur de vin aux connaisseurs voire professionnels. C'est un point sur lequel on s'accorde car le vin est un produit de convivialité. On fait en sorte que ce soit accessible à tout le monde même dans la découverte. Ça met en lumière en plus de nos domaines viticoles et en plus de nos appellations, le territoire. Territoire sur lequel on est tous acteurs et c'est pour nous très important de le souligner.
Quels sont les points forts de la programmation cette année ?
C'est pendant deux jours, une trentaine de domaines et châteaux vont accueillir le public pour des moments privilégiés autour du vin. Parmi les temps forts de l'événement : une visite du vignoble en deux chevaux au départ de la Maison des vins de Madiran. Ensuite, chaque domaine a un peu sa propre organisation. La majorité va proposer de la visite, des dégustations et des repas, souvent avec des animations musicales. Des animations aussi propres à chaque site comme des marchés de producteurs, des ateliers sensoriels, des expositions d'art ou encore des soirées festives.
L'occasion de mettre en lumière aussi un milieu fragilisé chaque année par les aléas climatiques...
La plus grosse problématique c'est la grêle. C'est une vraie problématique et une vraie question aujourd'hui et ça joue forcément sur le moral des vignerons.
Aujourd'hui on a des dispositifs comme des diffuseurs d'iodure d'argent qui permettent de faire réduire les grêlons, qui sont pilotés par Météo France. Mais ça a un coût quand même important et e qu'on constate, c'est que la fréquence et la violence des orages ne font qu'augmenter.
N.B