Quatre mois après la découverte du premier et finalement unique foyer de dermatose nodulaire contagieuse dans le département des Hautes-Pyrénées, la préfecture dresse le bilan comptable de la gestion de la crise. De l'analyse préalable à la découverte du foyer aux travaux d'enlèvement des déchets consécutifs à la mobilisation du monde agricole, il s'élève à 3,2 millions d'euros.
Les services de l'Etat dans le département des Hautes-Pyrénées font les comptes depuis le début de la crise de DNC. Ce sont au total près de 3,2 millions d'euros qui auront été dépensés par l'Etat « afin de contrôler la maladie et d'en limiter les effets économiques et sanitaires ». Dans le détail, le montant pour les différents postes de dépenses :
frais d’analyses des suspicions de foyers pour 23 k€ ;
fonds d’urgence DNC et indemnisations diverses pour 1,727 M€ ;
frais associés aux opérations de vaccination pour 1,238 M€ ;
acquisition des doses vaccinales pour 131 k€ ;
enlèvement des déchets sur le domaine public de l’État (RN21 et cité administrative Reffye à Tarbes) pour 130 k€.
A ce jour, aucun nouveau foyer n'a été détecté en France depuis début janvier mais vingt-six communes bigourdanes demeurent en zone de surveillance depuis le 28 janvier. Les élevages de ces communes ne sont pas encore autorisés à exporter leurs bovins vers l'Espagne et l'Italie, au contraire du reste du département depuis le 10 avril dernier. La préfecture rappelle que « la vigilance reste de mise afin de consolider les résultats obtenus et prévenir toute résurgence de la maladie ».
Rédaction