Gers : « Ne pas tomber dans une escalade de la violence et se tromper de cible », la porte-parole de la Confédération paysanne réagit après les actions coup de poing menées hier à Auch

La Confédération paysanne du Gers, qui soutient les opérations blocages, déplore les dégradations d’hier soir dans la ville d'Auch, notamment à la préfecture d’Auch et à la DDT, qui ont été aspergées de lisier.
 
« Du jamais vu » : la spectaculaire action menée hier soir par des agriculteurs gersois pour protester contre l’abattage des bovins touchés par la dermatose laisse des traces importantes en haute-ville d'Auch, où des montagnes de déchets s’accumulent devant plusieurs bâtiments des services de l’État (Préfecture, DDT, la DDETSPP, la DDFIP. Les opérations de nettoyage pourraient s’étaler sur plusieurs jours. Le préfet du Gers, Alain Castanier, a annoncé le dépôt d’une plainte.
 
Sylvie Colas, porte-parole de la Confédération paysanne, syndicat qui s’est joint dès la première heure au mouvement de contestation, a tenu à s’exprimer sur l’action d’hier soir :
« Nous sommes très remontés par les annonces de la ministre de l’Agriculture. Nous soutenons les blocages, mais pas les dégradations. Les Gersois n’ont pas besoin de ces images. Il ne faut pas tomber dans une escalade de la violence, et surtout pas se tromper de cible. C'est pas nos administrations qui sont responsables, mais notre gouvernement", déclare Sylvie Colas. 
L'éleveuse également élue municipale à la mairie de Lectoure, a proposé le vote symbolique en marge du conseil municipal d'une motion de soutien aux éleveurs et éleveuses victimes de cette maladie. La motion, votée à l'unanimité lundi, demande le soutien de l'Etat pour un accès rapide à la vaccination et avec une mise en place opérationnelle immédiate. Ainsi que la fin de l'abattage total des foyers, "seuls les animaux malades doivent être euthanasiés". 
 E.R