À Auch, l’Union gersoise appelle à manifester contre la loi immigration

16 décembre 2025 - 12:49

À l’occasion de la Journée internationale des migrants, une manifestation aux flambeaux sera organisée jeudi à Auch. Réunis au sein de « l’Union gersoise contre la loi immigration », collectifs, associations, syndicats et organisations politiques dénoncent un recul des droits des personnes exilées et appellent au retrait de la loi.


À l’initiative de l’Union gersoise contre la loi immigration, une manifestation aux flambeaux se tiendra ce
jeudi à 18 heures, place de la Libération à Auch. Cette mobilisation s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale des migrantes et migrants, marquée par des rassemblements en France, en Europe et au-delà. Dans le Gers, cette union regroupe de nombreux collectifs et associations de solidarité avec les personnes migrantes, réunis notamment au sein de la Coordination des Collectifs de Migrant.es (CCM32), ainsi que des organisations syndicales et politiques. Ensemble, ils entendent dénoncer « le recul des droits des personnes exilées » et « la dégradation de leurs conditions d’accueil », tant sur le territoire gersois qu’au niveau national.

« Le sort réservé est une honte »

Les organisateurs pointent les conséquences de la loi immigration et des circulaires récentes, qui durcissent drastiquement les conditions de régularisation. En cause notamment, le renforcement des obligations de quitter le territoire français (OQTF), désormais exécutoires sur trois ans, et le resserrement des critères de l’admission exceptionnelle au séjour. Autant de mesures qui, selon les signataires de l’appel, enferment les personnes sans papiers dans une précarité durable, sans droit au travail et sous la menace constante d’une expulsion. « Le sort réservé à ces femmes, ces hommes et leurs enfants est une honte, ni acceptable ni excusable », dénoncent les collectifs, qui alertent également sur la banalisation des discours de haine visant les migrants. Ils estiment que ces politiques, menées au nom de la « préférence nationale », mettent en péril les valeurs humanistes de la République et les principes de l’État de droit.

CP/NR

N.M

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