Nouveau commissaire d'Auch : les dossiers qui l'attendent


05 septembre 2020
René Pichon est devenu le nouveau commissaire-divisionnaire du commissariat d'Auch depuis la fin du mois d'août, en lieu et place de Marie-France Pipereau, en partance pour l'IGPN à Bordeaux. Ce père de 4 enfants âgé de 54 ans est originaire de Rouen. Si ses envies de départ se concentraient dans un premier temps vers les Landes, René Pichon arrive dans un département qu'il affectionne déjà.
 
Comment vivez-vous cette promotion ?
J'ai accueilli cette nomination de Directeur Départementale de la Sécurité Publique du Gers avec une grande fierté. Un poste avec de fortes responsabilités et qui demande de l'engagement.
 
Vous avez pu échanger avec votre prédécesseuse sur les « gros » dossiers qui caractérisent Auch ?
J'en profite pour la saluer. J'ai pu constater qu'elle m'avait laissé une situation saine. Je vais poursuivre le travail. On a certains thèmes qui reviennent et sur lesquels on est attentif. Notamment les violences intrafamiliales. On tâchera d'être très réactif, je verrai ça avec le procureur de la République.
 
Quels sont les principaux objectifs que vous vous êtes fixés?
L'autre axe sera la lutte contre les stupéfiants, avec la mise en place d'une nouvelle procédure de l'amende forfaitaire délictuelle. Elle a commencé mercredi à Auch, avec de bons résultats. L'idée est de verbaliser les consommateurs de cannabis sous forme d'initiative, c'est-à-dire que ça va concerner tous les agents de la voie publique.
 
Les problèmes de trafic de drogue autour de la place Porte-Trompette ont fait du bruit ces derniers mois. Vous avez été avisé des faits ?
J'ai rencontré le maire et il m'a fait part de ses attentes. Ce quartier revenait souvent. La rue des Grazes aussi. D'ailleurs mercredi, les interpellations ont eu lieu dans cette rue. On veut démontrer aux concitoyens que nous sommes des membres du public, désignés pour assurer la paix. On fera de la prévention, mais si des concitoyens ne respectent pas le contrat social, on sera intransigeants avec eux.
 
Certains élus militent pour le retour d'une police de proximité. Vous y êtes favorable ?
Elle est naturelle. Comme je le disais précédemment, on fait partie de la population. On est des Auscitains au service des Auscitains. Nous sommes simplement chargés d'assurer la tranquillité publique. C'est difficile à mesurer aujourd'hui, mais l'absence de crime témoigne du bon travail de la police.
Propos recueillis par N.M

Commentaires(0)

Connectez-vous pour commenter cet article