Face à la flambée du prix des carburants, avec des prix historiques enregistrés à la pompe, le député gersois David Taupiac interpelle le gouvernement sur les conséquences en milieu rural. Il formule, avec son groupe LIOT, plusieurs mesures pour aboutir à une baisse rapide des prix à la pompe.
Les prix des carburants continuent de s’envoler à la pompe. Le prix moyen du gazole, carburant le plus consommé en France, a battu son record historique à 2,40 euros le litre. Une situation qui fragilise de nombreux Français et de nombreuses professions dépendantes du carburant pour travailler.
Alors que la colère sociale monte, avec de premières actions menées dans le pays pour protester contre cette hausse historique, le député David Taupiac érige le sujet en priorité. Dans un courrier cosigné avec d’autres députés de son groupe LIOT, le parlementaire gersois alerte sur les conséquences, notamment en milieu rural, de cette flambée du prix des carburants, où l’usage de la voiture s’avère indispensable. « Les Français sont véritablement étranglés. Jamais les coûts du carburant n’avaient atteint un tel pic. Avec près de 2,50 euros le litre, cette situation grève lourdement les finances des ménages et des entreprises, singulièrement dans notre ruralité, où la voiture demeure indispensable. »
Le député David Taupiac appelle le gouvernement à agir rapidement, en présentant plusieurs « solutions à titre exceptionnel » formulées par le groupe LIOT pour aboutir à une baisse rapide des prix à la pompe. Le groupe parlementaire préconise notamment une remise générale directement à la pompe, comme en 2022, une baisse temporaire de la TVA à 5,5 % sur les carburants, une diminution temporaire de l’accise sur les carburants et une meilleure prise en compte des frais professionnels pour les actifs.
Le groupe LIOT demande l'instauration d'une contribution exceptionnelle sur les compagnies pétrolières après des bénéfices records
Pour financer ces mesures, le groupe LIOT souhaite l'instauration d'une taxe sur les superprofits records des groupes pétroliers. « Ces mesures, pour être soutenables économiquement dans la période budgétaire très contrainte que connaît le pays, pourraient être en partie financées par l’instauration d’une contribution exceptionnelle communautaire sur les compagnies pétrolières, leurs bénéfices ayant largement augmenté en raison de la guerre au Moyen-Orient » rappelle le groupe, dans le courrier, envoyé au Premier ministre, Sébastien Lecornu.
Le gouvernement doit présenter ce soir de nouveaux dispositifs d’aide et de soutien face à cette crise énergétique.
E.R