Le président de la Chambre d'Agriculture du Gers alerte sur le maintien des restrictions sanitaires liées à l’influenza aviaire. Malgré l’absence de foyers dans le département et une vaccination généralisée, l'éleveur dénonce une situation devenue "intenable" et demande au Préfet dans une lettre ouverte un assouplissement au plus vite des mesures.
Alors que les journées s’allongent et que les beaux jours pointent le bout de leur nez, la filière avicole gersoise est toujours dans l’attente. Face à la menace de l’influenza aviaire, les éleveurs doivent se conformer aux restrictions de sortie des animaux. Une réglementation nationale qui devient de plus en plus difficile à supporter pour la filière, selon Lionel Candelon, président de la Chambre d’agriculture et éleveur de canards.
Dans une lettre ouverte au préfet, il « rappelle l’absence de foyer dans le Gers ». Évoquant également la météo, il souligne : « depuis plus de 30 jours, des températures relevées dans notre département dépassent largement celles d’un mois de mars, voire d’avril. Le confinement de nos animaux et ces températures excessives pour cette période de l’année vont totalement à l’encontre du bien-être animal. »
Une situation d’autant plus incompréhensible pour le président de la Chambre d’agriculture, au vu du déploiement généralisé de la vaccination : « Malgré une vaccination à 100 % dans notre département, nous sommes toujours contraints d’enfermer nos animaux. Il est inadmissible, contrairement aux autres années, d’attendre début mai pour pouvoir les sortir. » Il demande ainsi au préfet « l’abaissement immédiat du niveau de risque dans notre département afin de permettre à l’ensemble des éleveurs de déconfiner totalement leur cheptel. »
E.R