Hausse du prix des carburants : les taxis gersois montent au créneau et appelle l’État à prendre "immédiatement ses responsabilités à travers des mesures fortes"

La flambée des prix à la pompe enregistrée depuis plusieurs jours dans le pays fait réagir les artisans-taxis du Gers. Le syndicat Arc Atlantique alerte sur les répercussions économiques de ces hausses brutales et soudaines et appelle l’État à agir immédiatement avec des mesures concrètes.

Difficile d’y échapper depuis plusieurs jours : la flambée du prix des carburants. Le litre de gazole dépasse les 2,10 euros dans de nombreuses stations-service. Une hausse soudaine et brutale, expliquée par la guerre au Moyen-Orient, qui fragilise de nombreuses professions, notamment les artisans-taxis, qui dépendent du carburant pour exercer leurs missions, dont certaines sont essentielles pour la population, en particulier en milieu rural : comme le transport de patients vers les structures de soins ou le maintien de la mobilité pour les personnes isolées.

Jusqu'à "600 €"de plus par mois pour un véhicule

Peu de chauffeurs disposent de véhicules électriques, « pas adaptés et contraignants pour un usage professionnel comme le nôtre », explique Fabien Diaz, président du syndicat des artisans-taxis du Gers. Ce dernier a décidé d’écrire aux parlementaires et élus gersois « sur une situation critique », avec des répercussions économiques déjà visibles. « Cela dépend des véhicules, mais sur un mois, cela peut représenter entre 500 et 600 €. C’est trente à quarante euros de plus par plein, sachant qu’un taxi fait quasiment un plein tous les jours. » Répercuter ces hausses en augmentant les tarifs n’est clairement pas la solution pour le représentant des artisans-taxis du Gers. « Les tarifs sont revus chaque année. Le problème, c’est qu’ils atteignent un niveau où, plus ils seront élevés, moins les gens prendront le taxi. Répercuter ces hausses sur les prix n’est clairement pas la solution. »

Le syndicat Arc Atlantique réclame des dispositifs adaptés aux réalités du terrain

Le Syndicat Arc Atlantique Taxis 32 appelle l’État à agir immédiatement avec la mise en place de mesures concrètes : « Nous appelons l’État à prendre immédiatement ses responsabilités à travers des mesures fortes. Nous tenons à être clairs : nous ne demandons ni chèques carburant ni compensations temporaires qui seraient, à terme, répercutées sur nos charges. Ce que nous exigeons, c’est une mesure structurelle, juste et immédiate : une TICPE “flottante”, indispensable pour faire face à la volatilité des prix. Nous demandons également la priorisation de l’accès au carburant pour les professions essentielles en cas de tensions d’approvisionnement, ainsi qu’une reconnaissance concrète des contraintes économiques spécifiques aux territoires ruraux. Les taxis ne peuvent plus, seuls, absorber l’augmentation des charges. Sans réponse rapide, ce sont les habitants des zones rurales qui seront les premiers pénalisés », alerte le président du syndicat. 

E.R