21 après le début de sa grève de la faim, Didier Le Ralle, licencié de Keolis, poursuit son action devant le siège du Grand Auch Cœur de Gascogne. Amaigri et affaibli, il réclame un audit complet sur les conditions de travail et la situation des salariés de l’entreprise, tout en dénonçant l’absence des élus locaux dans ce conflit devenu «â¯très critique⯻.
21 jours plus tard, Didier Le Ralle, ancien conducteur de bus licencié de Keolis, poursuit son action devant le siège du Grand Auch Cœur de Gascogne. Amaigri mais déterminé, il décrit une dégradation physique réelle, tout en affirmant garder, pour l’heure, sa lucidité. «â¯J’ai des vertiges, j’ai perdu 12 kilos… J’ai dû rajouter trois trous à ma ceinture. Physiquement, ça ne se voit pas forcément, mais c’est l’intérieur qui se ronge⯻, confie-t-il. «â¯Psychologiquement, j’ai toutes mes idées… pour l’instant.⯻
Si son discours reste posé, le ton s’est durci. L’ancien salarié évoque désormais une situation «â¯très critique⯻, allant jusqu’à qualifier la poursuite de son action de «â¯suicide en public⯻ si aucune issue n’est trouvée rapidement. «â¯À partir de 25 jours, ça devient irrémédiable. Il peut y avoir des séquelles⯻, prévient-il, appelant à une réaction urgente des pouvoirs publics. Il regrette notamment l’absence du maire d’Auch sur place depuis le début de son mouvementâ¯: «â¯J’aurais aimé qu’il vienne beaucoup plus tôt.⯻ Bernard Pensivy, président sortant de l’agglomération, pour son dernier jour de mandat, s'est déplacé en milieu de journée pour tenter de trouver une sortie dans ce conflit qui s’enlise.
Au-delà de sa situation personnelle, Didier Le Ralle élargit désormais ses revendications. Il attend beaucoup de l’audit que l’agglomération pourrait engager sur le fonctionnement du réseau de transport. «â¯Il faudrait prendre en compte tous les salariés qui ont quitté l’entreprise ces dernières années, comprendre pourquoi ils sont partis, que ce soit par démission ou licenciement⯻, insiste-t-il. Son objectifâ¯: obtenir «â¯un rapport juste de la situation⯻ au sein de l’entreprise.
Dans un document qu’il dit avoir préparé, l’ancien chauffeur souhaite également mettre en lumière des dysfonctionnements concrets du réseau. Il évoque notamment des problématiques d’infrastructuresâ¯: dos d’âne inadaptés, arrêts de bus mal conçus, conditions de travail perfectibles. Autant de points qu’il juge «â¯faciles à résoudre⯻, à condition d’une mobilisation collective. «â¯Si tout le monde s’engage, j’arrête la grève de la faim⯻.
N.M